accueilcontactfavoris
ZONE PRIVEE
Identifiants personnels


ÉVÉNEMENTS
septembre 2011
la JCE Martinique organise le rallye DDtlon à St Pierre
juin
Banann an tout soss ... chô ! sa kay chô !
Voir tous les évènements
LE SAINT-PIERRE QUI NOUS FAIT MAL
Voir tous les articles
* ST PIERRE, VILLE PATRIMOINE DE LA MARTINIQUE

Saint-Pierre : Un peu d’histoire


JPG - 58.9 ko

L’histoire de la Martinique commence avec celle de Saint-Pierre.

 Le 15 septembre 1635, Pierre BELAIN d’ESNANMBUC, cadet de famille normande, venant de l’île de Saint-Christophe, débarqua avec 100 hommes aguerris à l’embouchure de la rivière qu’il baptisa ROXELANE, du nom de son bateau amiral. Là , il éleva un fortin pour se protéger des populations autochtones, les Caraïbes et le nomma « FORT SAINT-PIERRE » de son saint patron.

Ce fut la première installation et la naissance du bourg qui deviendra au XIXème et à l’aube du XXeme siècle, la Perle des Antilles.

Situé dans une plaine fertile aux pentes douces jusqu’aux confins de la Montagne Pelée, l’urbanisation du 1er quartier se développa de manière anarchique, voyant l’édification des plus belles habitations de l’île et plus tard les distilleries et maisons de villégiature.

Le mouillage étant plus aisé dans le sud de la rade, les bateaux prenaient l’habitude d’y ancrer, d’où le nom d’un autre quartier « le MOUILLAGE » avec toute l’activité portuaire qui s’y rattacha autour de la place commerçante, la Place BERTIN. Au XIXème siècle, on pouvait y trouver la Maison de la Bourse de Commerce, les Bureaux des Douanes et toutes les maisons de commerce.

Des préoccupations défensives guidèrent le développement de l’urbanisme de la Cité.

Protégée au nord par le fort, l’artère principale, longue de plus de 2kms, était ponctuée de batteries militaires, bastions et poudrière jusqu’au sud, sur les collines.

La population occupa d’abord cette bande côtière organisée en parcelles orthogonales avant de gravir les « mornes », escarpements sur esquelles les rues étaient aménagées en escalier.

Un troisième quartier s’individualisa au XIXème siècle autour de l’église Saint-Etienne. Celui-ci avait un caractère plus administratif, politique et culturel car c’était là que l’on retrouvait, la Maison du Gouverneur et l’hôtel de l’Intendance, le fameux théâtre de Saint-Pierre , le palais de justice et la prison que beaucoup connaisse pour avoir conservé en vie le prisonnier CYPARIS sauvé de la catastrophe du 8 mai 1902…

 A l’aube du XXème siècle, Saint-Pierre surnommé aussi « le petit Paris » des Antilles se targuait d’être la plus peuplée ( 30 000 habitants ), la plus instruite des cités ( avec ses nombreuses écoles laïques et privées), la plus religieuses ( avec ses nombreuses églises et sa Cathédrale) et paradoxalement la plus frivole ( avec son célèbre carnaval, ses bals et son théâtre).

Tout disparut, un certain 8 mai 1902 !

La Montagne Pelée cracha pour la énième fois sa nuée ardente qui se dirigea cette fois-ci sur la ville, la dévastant en moins de trois minutes.

Ville martyre et martyrisée, Saint-Pierre disparut officiellement de la carte des villes françaises ; son territoire, rattaché à la commune voisine, le Carbet.

Elle renaît en 1923 avec la ténacité des pierrotains survivants et de son premier maire d’après la catastrophe, Louis ERNOULT.

Une lignée de maires s’est battue avec les moyens dont ils disposaient à recréer une vie économique, une vie culturelle, éducative et sportive dans la Cité.

Le 23 Février 1990, le Conseil Municipal signe une Convention avec la Caisse Nationale des Monuments Historique ( CNMHS), Ministère de la Culture et de la Communication, classant Saint-Pierre, VILLE D’ART ET D’HISTOIRE.

Elle fut la première de la Caraïbe et des DOM-TOM. Son intérêt historique, architectural, et archéologique a permis à l’Animatrice du Patrimoine qui avait en charge le suivi de la convention, de développer des projets et actions tant pour le public scolaire de la Martinique que pour l’île sœur de la Guadeloupe ( séjours et classes Patrimoine, projets avec les écoles primaires, collège, et lycée de Saint-Pierre ), ainsi que pour la population locale, et les visiteurs de passages ( en langues anglaise et espagnole ) avec les guides-conférenciers agrées.

La municipalité actuelle a signée une nouvelle convention en 2003 redéfinissant ses priorités en matière de protection du Patrimoine, de mise valeur des sites de Saint-Pierre et des activités de l’Animatrice du Patrimoine en place.

L’histoire de la Martinique commence avec celle de Saint-Pierre.

 Le 15 septembre 1635, Pierre BELAIN d’ESNANMBUC, cadet de famille normande, venant de l’île de Saint-Christophe, débarqua avec 100 hommes aguerris à l’embouchure de la rivière qu’il baptisa ROXELANE, du nom de son bateau amiral. Là , il éleva un fortin pour se protéger des populations autochtones, les Caraïbes et le nomma « FORT SAINT-PIERRE » de son saint patron.

Ce fut la première installation et la naissance du bourg qui deviendra au XIXème et à l’aube du XXeme siècle, la Perle des Antilles.

Situé dans une plaine fertile aux pentes douces jusqu’aux confins de la Montagne Pelée, l’urbanisation du 1er quartier se développa de manière anarchique, voyant l’édification des plus belles habitations de l’île et plus tard les distilleries et maisons de villégiature.

Le mouillage étant plus aisé dans le sud de la rade, les bateaux prenaient l’habitude d’y ancrer, d’où le nom d’un autre quartier « le MOUILLAGE » avec toute l’activité portuaire qui s’y rattacha autour de la place commerçante, la Place BERTIN. Au XIXème siècle, on pouvait y trouver la Maison de la Bourse de Commerce, les Bureaux des Douanes et toutes les maisons de commerce.

Des préoccupations défensives guidèrent le développement de l’urbanisme de la Cité.

Protégée au nord par le fort, l’artère principale, longue de plus de 2kms, était ponctuée de batteries militaires, bastions et poudrière jusqu’au sud, sur les collines.

La population occupa d’abord cette bande côtière organisée en parcelles orthogonales avant de gravir les « mornes », escarpements sur esquelles les rues étaient aménagées en escalier.

Un troisième quartier s’individualisa au XIXème siècle autour de l’église Saint-Etienne. Celui-ci avait un caractère plus administratif, politique et culturel car c’était là que l’on retrouvait, la Maison du Gouverneur et l’hôtel de l’Intendance, le fameux théâtre de Saint-Pierre , le palais de justice et la prison que beaucoup connaisse pour avoir conservé en vie le prisonnier CYPARIS sauvé de la catastrophe du 8 mai 1902…

 A l’aube du XXème siècle, Saint-Pierre surnommé aussi « le petit Paris » des Antilles se targuait d’être la plus peuplée ( 30 000 habitants ), la plus instruite des cités ( avec ses nombreuses écoles laïques et privées), la plus religieuses ( avec ses nombreuses églises et sa Cathédrale) et paradoxalement la plus frivole ( avec son célèbre carnaval, ses bals et son théâtre).

Tout disparut, un certain 8 mai 1902 !

La Montagne Pelée cracha pour la énième fois sa nuée ardente qui se dirigea cette fois-ci sur la ville, la dévastant en moins de trois minutes.

Ville martyre et martyrisée, Saint-Pierre disparut officiellement de la carte des villes françaises ; son territoire, rattaché à la commune voisine, le Carbet.

Elle renaît en 1923 avec la ténacité des pierrotains survivants et de son premier maire d’après la catastrophe, Louis ERNOULT.

Une lignée de maires s’est battue avec les moyens dont ils disposaient à recréer une vie économique, une vie culturelle, éducative et sportive dans la Cité.

Le 23 Février 1990, le Conseil Municipal signe une Convention avec la Caisse Nationale des Monuments Historique ( CNMHS), Ministère de la Culture et de la Communication, classant Saint-Pierre, VILLE D’ART ET D’HISTOIRE.

Elle fut la première de la Caraïbe et des DOM-TOM. Son intérêt historique, architectural, et archéologique a permis à l’Animatrice du Patrimoine qui avait en charge le suivi de la convention, de développer des projets et actions tant pour le public scolaire de la Martinique que pour l’île sœur de la Guadeloupe ( séjours et classes Patrimoine, projets avec les écoles primaires, collège, et lycée de Saint-Pierre ), ainsi que pour la population locale, et les visiteurs de passages ( en langues anglaise et espagnole ) avec les guides-conférenciers agrées.

La municipalité actuelle a signée une nouvelle convention en 2003 redéfinissant ses priorités en matière de protection du Patrimoine, de mise valeur des sites de Saint-Pierre et des activités de l’Animatrice du Patrimoine en place.


Donner votre avis